COVID-19 : entre recul des revenus et inflation

COVID-19 impacts

GeoPoll a publié il y a quelques semaines les résultats d’une nouvelle vague de son étude COVID-19 Tracker avec des données collectées courant Avril 2021 sur un échantillon de 2400 personnes (400 par pays) âgées de 15 ans et plus. Les chiffres indiquent une persistance au cours du premier trimestre 2021 des effets négatifs de la pandémie sur les niveaux de revenus et la habitudes de consommation des ménages dans les six pays subsahariens couverts (RD Congo, Côte d’Ivoire, Kenya, Mozambique, Nigeria, Afrique du Sud).

Des niveaux de revenus en recul

Premier enseignement de cette nouvelle vague en droite ligne avec les précédentes, 64% des répondants ont enregistré un recul de leurs revenus au cours du premier trimestre 2021. Ce score est largement au-dessus des estimations à 45% ressortant de la précédente vague en Décembre 2020. Une conséquence directe du recul des revenus se traduit par les difficultés à faire face aux dépenses du ménage. 60% des répondants expriment par exemple leur préoccupation quant à leur capacité à couvrir leurs charges au cours des trois mois suivants, c’est-à-dire au second trimestre.

Rogner sur tout ce qu’on peut

Face à ces incertitudes, les ménages réduisent leurs dépenses, qu’elles soient essentielles ou non. Sur les besoins essentiels (alimentation et autres besoins classiques), 46% déclarent avoir réduit leurs dépenses. Dans le même temps, 42% indiquent avoir au contraire enregistré une progression de leurs dépenses pour couvrir les besoins essentiels. Mais pas forcément parce qu’ils ne connaissent pas de recul de revenus. Mais plutôt en raison d’une inflation significative. 85% des répondants ont en effet désigné l’inflation comme le principal responsable de l’accroissement de leurs dépenses essentielles. Une inflation qui comme partout en ce moment résulte de la crise du COVID-19 et de ses impacts sur les chaînes logistiques et la disponibilité des matières premières.

Sur les besoins non essentiels, 60% déclarent avoir baissé leur budget dédié quand 21% annoncent avoir à l’inverse vu leur budget progresser. Avec pour chaque groupe les mêmes raisons que sur les besoins essentiels.

Un peu d’optimisme quand même

De manière générale, quand ils sont interrogés sur leur optimisme quant à la situation de leurs finances à un horizon trois mois, 46% des répondants déclarent ne pas être optimistes. C’est juste en dessus des 41% qui pensent en revanche que leurs situations financières devraient s’améliorer. En un mot, des répondants partagés face aux incertitudes liées à une crise du COVID-19 qui perdure.

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