Ster-Kinekor s’est mise en procédure de sauvegarde

Ster-Kinekor

L’une des principales victimes de la pandémie de la Covid-19 est l’industrie du cinéma, en sous-régime depuis début 2020. Dans le sillage des premières mesures de lockdown dans de nombreux pays, les tournages et autres activités de production ont d’abord été arrêtés les uns après les autres. Les réseaux de salles ont également baissé leurs rideaux. Ensuite il y a eu l’espoir de la sortie de crise et du dégel des projets à l’été 2020 avec le reflux de la pandémie. Mais ces espoirs ont vite été douchés avec une deuxième vague qui n’en finit plus et qui se révèle parfois plus meurtrière par endroits. Si entre temps, les tournages et activités de production ont timidement repris, ils sont depuis restés en sous-régime. Les salles n’ont pas non plus retrouvé leurs niveaux de fréquentation d’avant crise, quand elles ne sont tout simplement pas maintenues fermées dans divers pays. Compte tenu de ce nouveau contexte, plusieurs studios comme Disney, NBCU, Warner, Lionsgate ont entrepris de réorienter leurs stratégies en accordant davantage de place au streaming et au développement de leurs plateformes propriétaires. Clairement, nul ne peut à date se projeter à brève échéance à propos de sorties de nouveaux titres avec des lancements de grande ampleur incluant un nombre significatif d’écrans (salles) disponibles à l’échelle mondiale et soutenus à grands renforts d’investissements marketing et médias.

Ce n’est donc point une surprise que des réseaux de salles, souvent de taille modeste, se retrouvent en difficultés. Comme c’est le cas pour le Sud-africain Ster-Kinekor qui opère plus de 400 écrans répartis dans 55 multiplexes en Afrique du Sud et 7 dans les pays voisins comme le Zimbabwé, la Zambie et la Namibie. Fin Janvier, ce géant local a annoncé se mettre volontairement en procédure de sauvegarde et a sollicité l’aide du consultant EY pour l’aider à se restructurer. Pour justifier cette décision, Ster-Kinekor pointe donc le premier lockdown de 5 semaines en Afrique du Sud débuté fin Mars 2020, la deuxième vague qui continue de s’étirer, l’absence de nouvelles sorties de blockbuster pouvant drainer du trafic, et plus globalement les perspectives moroses des mois à venir. Cela ne signifie toutefois pas que le réseau est en défaillance ou qu’il finira par se mettre en faillite. Pour l’heure, EY devra l’aider à piloter les activités courantes, préparer et mettre en œuvre un plan de restructuration permettant de sauver l’entreprise. Cela passera peut-être par des cessions sans que cela ne soit pour l’instant évoqué. En attendant, Ster-Kinekor rassure que ses salles restent ouvertes dans le strict respect des mesures barrières et que la vente de billets se poursuit sur ses plateformes et physiquement dans ses cinémas.

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