SARS-CoV-2 : quelques perceptions en Afrique subsaharienne

SARS-CoV-2

En Afrique subsaharienne comme dans le reste du monde, la pandémie du SARS-CoV-2 rythme depuis plusieurs semaines la vie quotidienne en impactant vie familiale, vie professionnelle, vie sociale, parfois de manière radicale. Quelles perceptions ont les Africains de la pandémie ? Comment impacte-t-elle leurs vies ? GeoPoll a tenté de documenter ces questions en interrogeant 1350 personnes âgées de 15+ au Nigéria, au Kenya et en Afrique du Sud. Selon l’institut, plus de 9 personnes interrogées sur 10 dans ces trois pays sont informées de la propagation de la pandémie et du risque d’exposition. 70% des répondants estiment par exemple avoir pu être exposés, notamment dans les transports et lieux publics. De manière conséquente, ils évitent ces points d’exposition (respectivement 13% et 22%). Ils indiquent par ailleurs appliquer les consignes de distanciation sociale (35%) et de renforcement de l’hygiène des mains (62%).

Les médias sociaux première source d’information sur le SRAS-CoV-2

Si la très grande majorité des répondants se tient informée par rapport à la pandémie, ils s’appuient sur plusieurs sources d’information. Les médias sociaux (46%) arrivent ainsi en tête des principales sources d’information mobilisées pour se tenir informé à propos du SARS-CoV-2, devant la TV (35%), la radio (25%), la communication des autorités publiques et sanitaires (12%) et la presse papier (11%). Cette distribution de la fréquentation média, avec la forte appétence pour les médias sociaux, contribue probablement à soutenir la diffusion d’informations pas tout à fait exactes sur la pandémie dans la région subsaharienne. En la matière, Whatsapp (75%) ressort évidemment comme le principal vecteur d’informations consulté par les personnes interrogées. Et 65% estiment vraisemblables les news y diffusées à propos de la crise sanitaire du SARS-CoV-2.

Avec les initiatives (diverses échelles de confinement, couvre-feu, etc.) prises dans la région pour tenter de freiner la propagation du virus, il y a aussi lieu de s’interroger à propos de la sécurité financière et alimentaire des familles. A ce sujet, 65% craignent un impact négatif pour leur sécurité financière si la pandémie venait à durer dans le temps. 40% des répondants indiquent également avoir noté des ruptures dans la disponibilité de plusieurs références alimentaires dans les magasins.

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