CAF – Lagardère : Arnaud Lagardère réclame compensation

Arnaud Lagardère

Après le divorce entre la CAF et son agent Lagardère Sports, s’ouvre la phase des escarmouches, par médias interposés. Jeudi, à l’occasion de la présentation des résultats du troisième trimestre de son groupe, Arnaud Lagardère est revenu sur cet événement auquel il attribue la fonte de près 170 millions € de capitalisation boursière en 48h (entre Mardi et Jeudi).

Maintien ajusté ou compensation financière

Pour le dirigeant français, l’enjeu est en effet important. Lagardère Sports dont il envisage la cession ne poursuivra pas sa collaboration avec la confédération asiatique de football au-delà de 2020. L’agence a perdu la commercialisation des droits marketing et médias des compétitions organisées par l’instance asiatique au profit de DDMC Fortis pour la période allant de 2021 à 2028. Les droits marketing et médias de la CAF restaient donc son dernier « joyau » . Jeudi, Arnaud Lagardère a admis que l’annonce de rupture de la CAF ne manquera pas d’avoir un impact sur les perspectives de cession de cette branche d’activités dont il projetait la conclusion pour cette année. En attendant, il promet que son groupe fera tout ce qu’il sera nécessaire pour « maintenir l’accord, avec des changements, ou obtenir une importante réparation en contrepartie » . Le groupe Lagardère estime à 10 millions € par an le résultat opérationnel moyen anticipé pour la commercialisation des droits CAF entre 2020 et 2028, soit 90 millions € sur la période.

Le réajustement éventuel de l’accord et la menace d’actions pour « obtenir une complète indemnisation » en cas de rupture consommée furent déjà brandis Mardi dernier par l’agence parisienne. « Il incombe à la CAF de se joindre aux efforts de Lagardère dans le cadre de la procédure en cours (avec le régulateur de la concurrence du COMESA ndlr), afin de permettre la poursuite du contrat, éventuellement ajusté en fonction des discussions avec les autorités » avait-elle expliqué.

Nous n’avions d’autre choix

La CAF pour sa part a pris la parole Vendredi pour expliquer les éléments l’ayant conduit à décider de la résolution de l’accord avec Lagardère Sports. Pour la confédération africaine, le régulateur de la concurrence du COMESA va bientôt officiellement prononcer, comme son homologue égyptien en 2017, l’irrecevabilité du contrat pour infraction aux règles régionales de la concurrence. La CAF ajoute que le régulateur du COMESA, comme son homologue égyptien en 2017, va en conséquence exiger l’annulation du contrat. Ce qui porterait potentiellement à deux zones l’inapplicabilité du contrat, le territoire égyptien et les territoires du COMESA. Le risque et le préjudice pour la CAF deviendraient potentiellement trop élevés. En considérant qu’il n’est pas exclu que d’autres régulateurs, au sein de la CEDEAO et/ou de la CEMAC par exemple, imitent à court ou moyen terme le COMESA.

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