Faible exposition pour la Coupe du monde féminine FIFA 2019 en Afrique

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On se souvient encore des chaudes empoignades entre les détenteurs des droits, Econet Media et beIN d’un côté, et plusieurs diffuseurs de l’autre, ou parfois entre diffuseurs, à la veille de la Coupe du monde FIFA 2018. Des situations de tension entre parties prenantes ont par exemple été observées en Egypte, au Ghana, au Cameroun ou encore au Sénégal, la situation sur ce dernier marché ayant particulièrement tenu en haleine les observateurs. La diffusion, exclusive si possible, de cette compétition FIFA avait un caractère stratégique pour nombre de groupes audiovisuels publics subsahariens qui ont vu ces dernières années plusieurs de leurs concurrents du privé tenter de faire leur retard sur la diffusion en clair de programmes sportifs premium. Sur le segment de la télévision payante aussi, les trois principaux opérateurs de la région subsaharienne, MultiChoice, Canal+ et StarTimes, s’étaient positionnés. Résultat, le tournoi mondial a bénéficié d’une très belle exposition média sur le continent africain.

Un an plus tard, la situation est totalement inverse pour la Coupe du monde féminine FIFA 2019. Il n’est certes pas pertinent de comparer cette deuxième compétition FIFA qui n’est qu’à sa huitième édition de son aînée (Coupe du monde FIFA, 21ème édition) en termes de notoriété. Il semble toutefois que les diffuseurs africains ont en grande majorité fait le choix de ne pas investir pour en acquérir les droits. Trois nations africaines (Afrique du Sud, Nigéria, Cameroun) participent pourtant à la compétition qui se déroule en France entre le 07 Juin et le 07 Juillet. En Afrique subsaharienne, on peu imaginer que les diffuseurs Free TV ont probablement préféré réserver leur capacité d’investissement au paquet de droits CAF commercialisés par l’UAR. Selon la liste communiquée par la FIFA Vendredi, seuls la CRTV (Cameroun), l’ORTM (Mali), la RTS (Sénégal), et New World TV (Togo) ont acquis des sous-licences via Media Business Solutions pour diffuser cette édition de la Coupe du monde féminine. Sur le segment de la télévision payante aussi, peu de diffuseurs se sont mobilisés. Seuls Supersport (MultiChoice) en Afrique subsaharienne et beIN Sports au Maghreb ont acquis des licences de diffusion de la compétition féminine.

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