La CAF boucle en Côte d’Ivoire son projet de glissement des CAN

CAF glissement CAN

Ahmad Ahmad aura finalement eu raison sur toute la ligne. L’accueil d’une Coupe d’Afrique des Nations (CAN) est bien d’abord une affaire de chefs d’États. En dépit de critiques très acerbes, de procédures initiées devant le TAS, le président du comité exécutif de la CAF aura réussi le tour de force de rallier l’une après l’autre l’essentiel des parties à son idée de glissement entre 2021 et 2025. La FIF (fédération ivoirienne de football), et même le ministre des sports du pays, qui avaient en Décembre exprimé de vives protestations contre la trouvaille de la CAF, ont ainsi fini par capituler. Reçu Mardi par le président Alassane Ouattara, le président de la CAF a reçu l’assurance au plus haut sommet que le pays s’inscrirait bien dans le nouveau calendrier voulu pour l’accueil des Coupes d’Afrique des Nations, c’est-à-dire un glissement vers 2023. La Guinée avait déjà accepté le principe de glisser vers 2025.

Très remontées il y a quelques semaines, les autorités ivoiriennes arguent désormais du principe de solidarité avec le Cameroun et les importants investissements déjà consentis par le pays de Paul Biya pour se préparer à accueillir la CAN. Ce dernier développement est par ailleurs synonyme de la fin de la procédure en contentieux initiée devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) par la FIF. Ce qui a mécaniquement aussi conduit au retrait de la plainte introduite devant le TAS par l’AFAC, une association camerounaise de clubs de foot. Cette dernière a expliqué Jeudi que le ralliement de la Côte d’ivoire au projet de glissement initié par la CAF solde de facto la procédure qu’elle a initiée. Il reste cependant un dernier grain de sable dans la belle mécanique mise en branle fin Novembre par Ahmad Ahmad. Les Comores semblent toujours souhaiter la disqualification du Cameroun pour la CAN 2019, comme le prévoient les dispositions de l’article 92 du règlement de la CAN. Cette autre partie prenante aurait elle aussi saisi le TAS. Ahmad Ahmad devra une nouvelle fois jouer de diplomatie.

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