Premiers résultats trimestriels de WPP post Martin Sorrell

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Le numéro 1 mondial de la publicité a communiqué Lundi ses résultats pour le premier trimestre 2018, les premiers de l’ère post Martin Sorrell démissionnaire mi-Avril. Et ils sont plutôt rassurants. Le plongeon craint par le marché ne se traduit pas encore dans les chiffres. Les revenus bruts ont certes reculé de 4% à 4,68 milliards $. Mais ramenés en net à change et périmètre constants, ils sont quasi stables (-,01%) à 4,01 milliards $. Le groupe a même engrangé 1,74 milliard $ de new business (nouveaux budgets). La bourse de Londres a en conséquence légitimement salué la performance, le titre WPP ayant fait un bond de plus de 8% Lundi à la clôture. Les analystes tablaient en effet sur un substantiel impact négatif porté par l’effet conjugué de la baisse de budgets décidée par deux de ses clients importants, P&G et Unilever, la croissance continue de Google et Facebook sur le marché publicitaire, et le départ inattendu de Sir Martin Sorrell.

Fort de ce premier trimestre, le groupe maintient son objectif de stabilité pour 2018. Mark Read et Andrew Scott, nommés co-COO après le départ de Sorrell, tentent à nouveau de rassurer le marché. « Ces deux dernières semaines, nous avons consacré du temps à nos clients et à nos collaborateurs et le résultat est vraiment encourageant. Comme espéré, nos collaborateurs continuent à travailler comme d’habitude et nos clients ont exprimé leur soutien continu et leur confiance envers WPP » commencent-ils. Avant d’ajouter : « Cela ne devrait pas être une surprise. Comme nous l’avons dit, nos collaborateurs à travers le groupe, nos brands et équipes commerciales sont exceptionnellement bons dans ce qu’ils font… WPP a des actifs et capacités sans équivalent sur le marché : les agences créa les plus primées, l’agence de planning et d’achat média numéro un, plusieurs des plus importants instituts d’études, les premiers rôles sur les marchés à croissance rapide, des marques digitales de classe mondiale, et une relation mutuelle forte avec les entreprises technologiques comme Adobe, Amazon, Facebook, Google, IBM, Microsoft et Salesforce pour ne citer que celles-là » .

Rumeurs et pressions insistantes autour de Kantar

Cependant, les rumeurs et pressions se font toujours plus insistantes concernant Kantar, l’un des actifs études et conseil auxquels font référence les co-COO, et reconnu comme l’un des moins performants en fonction de ses résultats peu satisfaisants. Le Financial Times évoque par exemple Dimanche une approche récente tentée par CVC, un fonds d’investissement, intéressé à reprendre cet actif. La même source rapporte qu’avant CVC, des discussions auraient également eu cours à propos d’une éventuelle fusion Nielsen – Kantar. De son côté, le patron de l’institut, Eric Salama, serait en discussions avancées avec de potentiels partenaires financiers pour reprendre, avec d’autres dirigeants, Kantar, si l’alternative d’un exit du portefeuille devrait finalement être retenue par le board de WPP.

Outre Kantar, d’autres pistes seraient également sur la table en termes de potentielle restructuration d’actifs, le terme préféré par Mark Read qui rejette celui de démantèlement. The Guardian rapporte notamment celles menant à une possible cession des 6% détenus par WPP dans Vice, groupe média valorisé autour de 6 milliards $, ou la participation de 15% au capital de AppNexus, entreprise spécialisée dans la publicité digitale et le marketing à la performance valorisée environ 10 milliards $, ou encore sa participation dans Globant, un éditeur de logiciels.

En Afrique subsaharienne, le seul mouvement observé pour l’instant est le transfert annoncé de Kantar TNS dans la région pour être intégré au portefeuille de Scangroup. A noter aussi que le budget Afrique subsaharienne francophone de Unilever est passé à Omnicom, via Harmonies et PhoenixPHD.

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