Lancement d’une plateforme de diffusion digitale de la presse en Côte d’Ivoire

GEPCI Pressecotedivoire.ci diffusion digitale 200x200

Le GEPCI (Groupement des Editeurs de Presse de Côte d’Ivoire) a lancé Mardi un kiosque, pressecotedivoire.ci, dédié à la diffusion digitale des titres de presse dans le pays. Concrètement, il permet à l’utilisateur d’accéder à l’édition pdf de tout numéro d’un titre quotidien édité par l’un des membres du GEPCI, contre paiement de 0,38 $ (200 fcfa), soit 0,19 $ (100 fcfa) de moins que le tarif du numéro en print. Le paiement se fait via un service de mobile money. Il est également possible de télécharger un seul article à 0,05 $ (25 fcfa). « Nous avons pris toutes les dispositions techniques et pratiques pour la réussite de ce portail » explique Patrice Yao, Président du GEPCI, à la RTI. « Hier nous étions ailleurs, chez un opérateur (abidjan.net/monkiosk.com ndlr), aujourd’hui on a décidé de se mettre ensemble et être chez nous » poursuit-il. Pour sa part, Ousmane Sy Savané, vice-président du groupement, explique que l’avènement de pressecotedivoire.ci répond à un besoin d’adaptation aux nouvelles habitudes des lecteurs, qui sont de moins en moins nombreux à accéder à de l’information via le format print. La dernière livraison d’Africascope relève d’ailleurs un recul de 4 points en 2 ans du taux de couverture (ensemble 15+) de la presse print dans 9 métropoles d’Afrique subsaharienne francophone dont Abidjan. La solution numérique est aussi perçue par les éditeurs ivoiriens comme un moyen de réduire les coûts de production et de distribution du print dont les revenus ont continuellement baissé depuis quelques années.

Toutefois, outre la commercialisation de titres de presse, pressecotedivoire.ci propose du contenu éditorial nativement digital, une potentielle source de revenus additionnels à travers la monétisation d’inventaires. La plateforme a d’ailleurs sa propre rédaction dite à équidistance des sensibilités politiques des différents éditeurs membres du GEPCI. Pour info, la construction de la plateforme a été financée par le Fonds de soutien et de développement de la presse, un organisme mis en place par l’Etat.

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