Au moins 70% de contenus locaux lors du prime au Ghana

Ghana Prime time

En Marge du Discop Abidjan 2017, Damiano Malchiodi, Directeur de A+ (groupe Canal+) avait accordé à l’AFP une interview au cours de laquelle il avait peut-être fait LA déclaration la plus importante de l’événement : « le public est très en demande de grandes séries d’Afrique francophone, sachant qu’il consomme déjà celles de l’Afrique anglophone » . Le point de vue du dirigeant de A+ traduit une réalité de plus en plus forte, s’inscrivant d’ailleurs dans la tendance lourde d’une demande de plus d’Afrique de la part du public, comme l’a fait ressortir une étude de Kantar TNS. En réponse donc à cette demande des foyers TV africains déferle depuis quelques années une vague de quotas de programmes audiovisuels locaux institués par la puissance publique dans de nombreux pays. Le plus emblématique est le quota de 80% de contenus locaux initié par la SABC en Afrique du sud en Mai 2016.

A l’instar de ces nombreux pays (Nigéria, Ouganda, Côte d’Ivoire, etc.), le Ghana vient aussi d’annoncer qu’il envisage instituer de nouvelles règles instaurant un quota d’au moins 70% de programmes locaux proposés par les chaînes TV du pays en première partie de soirée (prime time). Selon Ursula Owusu-Ekuful, ministre de la communication, la nouvelle règle vise à soutenir le développement de l’industrie audiovisuelle locale, notamment la production. Le pays, comme d’autres, parie sur une contribution de plus en plus importante du secteur audiovisuel au PIB local.

La ministre a également évoqué le sujet de la migration TNT qui a pris du retard dans le pays et pour laquelle un nouveau deadline a été fixé pour 2018.

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