iflix se lance sur 4 nouveaux marchés le 1er Août

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En préparation depuis le début de l’année, le lancement de iflix sur les marchés du Nigéria, du Ghana, du Kenya et du Zimbabwe sera effectif à partir du 01 Août. La confirmation a été faite par Andre de Wet (Head of Africa du service SVOD d’origine malaisienne) dans une interview accordée à Balancing Act. La plateforme a sélectionné ces marchés à la suite de son lancement en Afrique du sud d’abord parce qu’ils sont de langue anglaise (l’essentiel du catalogue actuel est disponible dans cette langue) et ensuite parce qu’ils ont les offres de contenus locaux les plus importantes. Ce deuxième paramètre est central dans la stratégie d’offre de contenus, iflix se voulant le plus local possible dans la constitution de son catalogue. Andre de Wet indique qu’au Nigéria, il a déjà été acquis 1000 heures de vidéo, 120 heures au Ghana, et 150 au Zimbabwe. A cette offre locale viennent s’ajouter les 800 heures acquises chez Warner Bros ainsi que les 600 films de NBC Universal. Les 15 personnes de son équipe acquisition (de contenus) répartie à travers les 5 bureaux sur le continent continuent par ailleurs d’être à pied d’oeuvre pour renforcer cette offre locale. La plateforme mise beaucoup sur cet aspect pour attirer les 2 millions d’utilisateurs qu’elle vise d’ici 18 mois.

Toujours en ce qui concerne le contenu, la plateforme envisage proposer le swahili en Afrique de l’Est. Elle va donc doubler les vidéos dans cette langue africaine très parlée. Elle procédera de la même façon pour le français, l’espagnol et le portugais afin de pouvoir se lancer ensuite sur les marchés francophones et lusophones.

Distribution et concurrence

Sur les marchés ciblés, le service envisage se faire porter par les telcos locaux, en définissant à chaque fois un bundle data accessible et permettant aux abonnés de pouvoir visionner ou télécharger les contenus. La tarification se veut également accessible et se situe entre 2 et 4 dollars par mois, soit quasiment au même niveau que la concurrence (ShowMax Select à 3,66 dollars ; tarif d’essai de Prime Video à 2,99 dollars, etc.). Le montant est directement collecté par le telco.

En ce qui concerne la concurrence, Andre de Wet cite en premier le piratage des supports vidéo physiques (DVD, etc.). Selon lui, c’est la commercialisation de ces supports illicites qui constitue la nuisance la plus importante pour sa plateforme, et pour toute l’industrie audiovisuelle d’ailleurs. Après le piratage, viennent NuVu (Ericsson), ShowMax (Naspers), etc.

De façon globale, le responsable pense également qu’en Afrique, il faut continuer à évangéliser, car très peu de personnes sauraient ce qu’est la VOD, et encore moins de personnes connaîtraient l’existence des offres de ce type. En guise d’exemple, il évoque une étude selon laquelle seuls 8 à 10% de personnes en Afrique sauraient ce que fait Netflix, le leader mondial.

Voilà donc la feuille de route de iflix en Afrique subsaharienne pour les prochains mois.

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