iROKO va chercher son salut à la bourse de Londres

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iROKO l’un des services SVOD made in Africa les plus en vue a réaffirmé récemment son ambition de s’introduire sur la place boursière de Londres d’ici 12 mois pour financer la poursuite de son développement international. Envisagé il y a déjà un moment, le projet d’IPO avait dû être reporté en raison de la crise sanitaire qui a particulièrement mis à mal le business de la start-up nigériane sur son marché domestique et en Afrique subsaharienne. Alors qu’elle espérait voir s’améliorer l’ARPU de son business dans la région, cet indicateur s’est au contraire dégradé à la faveur de la crise et d’autres éléments de conjoncture à un niveau tel que résolution définitive a été prise de réduire de façon drastique la voilure sur des marchés comme le Nigéria, le Ghana, la Côte d’Ivoire. A la place, les investissements de développement commercial seront davantage soutenus sur les marchés overseas d’Europe et d’Amérique du Nord. Ce nouveau choix stratégique intervenu courant 2020 au cœur de la première vague de la pandémie a conduit à réduire les effectifs en Afrique d’environ 150 salariés. Et pour financer sa croissance sur son nouveau cœur de marché, iROKO espère lever jusqu’à 30 millions $ sur le marché alternatif de la place boursière de Londres. Si l’opération se solde par un succès, elle fera de la plateforme une entreprise valorisée entre 80 et 100 millions $ selon son fondateur et CEO Jason Njoku. Ce qui la ferait ainsi entrer dans la catégorie des gazelles africaines, un terme popularisé par la Sénégalaise Marieme Diop pour qualifier les start-up africaines assez matures pour atteindre une capitalisation marché de 100 millions $ mais ne pouvant encore prétendre au milliard $ de valorisation des licornes.

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