CAF – Lagardère Sports : Issa Hayatou écope d’une amende

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En instruction depuis plus d’un an, l’affaire de l’attribution des droits médias des compétitions de la CAF au français Lagardère Sports a connu un premier dénouement judiciaire en début de semaine. La cour économique du Caire (CEC) a en effet condamné Issa Hayatou et Hicham El Amrani, respectivement ex-président de la CAF et ex-secrétaire général de la CAF, à une amende globale s’élevant à environ 56 millions $. Selon le régulateur égyptien de la concurrence (ECA) qui a communiqué Mardi l’information, les deux dirigeants se seraient rendus coupables d’un abus de position dominante et de non respect des règles en matière de protection de la concurrence lors de l’attribution des droits médias des compétitions de l’instance africaine de football à Lagardère Sports. Ce que la CAF, alors gouvernée par les deux ex-dirigeants, avait contesté en indiquant que le contrat incriminé ne contrevenait « en rien à une législation nationale ou supranationale, tel qu’établi par des opinions juridiques catégoriques à ce propos » . A la suite de sa condamnation, Issa Hayatou a en conséquence annoncé dans la foulée son intention de faire appel de la décision de la cour économique tout en dénonçant une »diffamation intolérable » et une « affaire orchestrée avec un agenda politique et pour le bénéfice de certains individus » . L’ex-patron du football en Afrique ne comprend pas le sens de cette condamnation « à titre individuel » qui dédouane « de toute responsabilité » la CAF qui était pourtant elle aussi poursuivie. Issa Hayatou se réserve par ailleurs le droit de porter le différend devant toute juridiction internationale qu’il estimera compétente pour examiner l’affaire.

Pour mémoire, Ahmad Ahmad, successeur d’Issa Hayatou, a dès le début de sa présidence qualifié d’inapproprié et de non avantageux le deal conclu avec Lagardère Sports. A la faveur du basculement à 24 équipes participantes pour la CAN dès 2019, l’actuel patron a initié de nouvelles discussions devant aboutir à un accord plus rémunérateur. Dans le même temps, les diffuseurs publics africains, premiers acquéreurs des droits médias de la CAN réclament une baisse des tarifs encadrée par une loi.

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