Uber pourrait quitter l’Afrique sous la pression de SoftBank

Uber

Uber pourrait-il devoir renoncer à ses marchés africains ? Cela semble être une option sur la table selon une information publiée Vendredi par le très sérieux Financial Times et relayée par de nombreux médias, notamment anglo-saxons. Le japonnais SoftBank, devenu Jeudi nouvel actionnaire de référence du géant américain du VTC à la demande à la faveur d’une entrée au tour de table à hauteur de 15% contre un investissement de 9,3 milliards $, souhaiterait faire réorienter la stratégie de Uber vers une focalisation sur quelques marchés matures en Amérique du nord et en Europe où il devra recouvrer ses parts de marchés et accélérer son développement, tout en n’occultant pas les opportunités possibles sur des marchés clés d’Amérique latine et d’Australie.

Objectif rentabilité

Rajeev Misra, Directeur de SofBank Group et futur membre du conseil d’administration de Uber, avec Marcel Claure, aurait déclaré au Financial Times que la licorne valorisée 70 milliards $ pourrait plus vite atteindre la rentabilité en ne se focalisant que sur ses marchés clés. En sortant des marchés offrant peu de perspectives, la start-up ne fera pas que réduire ses pertes, s’élevant à 1,46 milliard $ en Q3 2017, mais elle s’offre également des perspectives de croissance sur ses marchés clés explique le dirigeant. Il est toutefois utile de rappeler que SoftBank participe aussi aux tours de table des principaux concurrents de Uber. Le groupe japonnais de finances et technologie est également l’actionnaire de référence du chinois Didi Chuxing (20%) soutenant notamment la croissance de Taxify en Europe, du singapourien Grab (30%) opérant en Asie du sud ainsi que de Ola opérant en Inde.

L’Afrique comme en Asie ?

Du coup, les discussions semblent dorénavant plus faciles entre Uber et ses principaux concurrents en Asie. Des rumeurs avancent en effet que la start-up américaine discute avec ses concurrentes dans la région pour leur céder ses opérations en vue d’une sortie. Uber a déjà procédé de la même manière en Chine et en Russie. En suivant un chaînage similaire, ce sera probablement l’estonien Taxify (*), comptant Didi Chuxing (et donc SoftBank) à son tour de table, qui récupérera les opérations africaines de la start-up US. L’estonien partage en Afrique de nombreuses villes avec Uber, notamment au Kenya, au Nigéria et en Afrique du Sud.

(*) A date, en Afrique Taxify opère au Kenya (Mombassa, Nairobi), au Nigeria (Lagos), en Afrique du sud (Cap, Johannesburg, Port Elisabeth, Durban), en Tanzanie (Dar es Salaam) et en Ouganda (Kampala).

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