Extension de la redevance TV au mobile : le Ghana y songe aussi

Ghana Prime time redevance TV

L’idée de l’extension de la redevance TV aux devices mobiles agite les médiasphères de nombreux pays depuis de nombreuses années. Certains ont franchi le pas, comme le Royaume-Uni. D’autres, comme la France, y ont renoncé, une enième fois en Novembre 2017.

En Afrique, le débat a aussi cours dans certains pays, à l’instar de l’Afrique du Sud où le groupe audiovisuel public (SABC) pousse depuis plusieurs mois pour la mise en place de la redevance TV pour tout device pouvant permettre de visionner de la vidéo. Au Ghana, c’est le régulateur audiovisuel qui vient de sonner la charge. Son directeur général a déclaré Mardi sur Citi FM, une radio locale, qu’il avait l’intention en 2018 de faire étendre au mobile la collecte de la redevance TV. Il ajoute avoir l’intention de faire poursuivre devant un tribunal dédié, le special TV License Court, toute personne s’y refusant tout en étant utilisateur d’un device éligible. Le special TV License Court démarrera ses activités dans les 10 régions du pays à partir de Jeudi.

Flou autour du scope éligible

Pour le régulateur audiovisuel ghanéen, l’extension au mobile de la collecte de la redevance TV est complètement justifiée, parce que c’est la capacité de streaming vidéo qui est taxée et non pas l’utilisation ou la propriété d’un écran TV à domicile. « On ne paie pas pour l’équipement TV. On paie pour le contenu. Le principe est que le diffuseur public édite du contenu, du contenu utile. Dans la mesure où le diffuseur public a obligation de fournir son service, le public le finance. Ce n’est donc pas pour l’équipement TV qu’on fait payer, mais pour le contenu » a-t-il expliqué sur Citi FM. Tout le monde n’est évidemment pas de cet avis, certains appelant simplement au respect du texte réglementaire, le TV Licensing Act de 1966, qui ne fait nullement mention du terme contenu. Le débat est ainsi lancé entre ceux qui pensent que la collecte de la redevance doit s’adapter aux nouveaux usages vidéo, de plus en plus mobiles, et les opposants qui s’en tiennent au strict sens du terme redevance TV.

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