L’industrie du mobile en Afrique subsaharienne en 2017

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A l’occasion du Mobile 360 Africa qui démarre aujourd’hui à Dar es Salaam (Tanzanie), la GSMA publie un nouveau rapport sur l’industrie du mobile en Afrique subsaharienne, The Mobile Economy: sus-saharan Africa 2017. Et selon les chiffres de l’organisme basé à Londres, on note que le parc d’abonnés uniques dans la région a progressé de 16 millions entre Q4 2016 (420 millions d’abonnés) et Q2 2017 (436 millions). A ce rythme, la GSMA estime qu’en 2020, l’Afrique subsaharienne franchira le seuil symbolique du demi-milliard d’abonnés uniques pour atteindre 535 millions. La région sera de fait celle qui connaîtra la plus forte progression par rapport au reste du monde.

Cette forte progression attendue sera davantage concentrée en RD Congo, au Nigéria, en Tanzanie et en Ethiopie. La GSMA indique que ces quatre marchés contribueront ensemble pour près de 60 millions de nouveaux abonnés uniques d’ici 2020. Par ailleurs, l’organisme prévoit que ce sont les moins de 16 ans et les femmes qui contribueront le plus à la croissance en nombre d’abonnés.

L’industrie mobile contribue pour près de 8% du PIB en Afrique subsaharienne

Au plan économique, l’industrie du mobile aurait employé environ 3,5 millions de personnes en 2016 dans les pays subsahariens et aurait généré 110 milliards de dollars de plus-value, soient environ 7,7% du PIB de la région. Les entreprises opérant dans le secteur se sont pour leur part acquittées d’environ 13 milliards de dollars d’impôts, montant que juge trop élevé l’organisme (dans son rapport Taxing mobile connectivity in sub-saharan Africa: a review of mobile sector taxation and its impact on digital inclusion) qui a calculé que globalement, le secteur a payé environ 35% de son chiffre d’affaires en 2015 sous forme de divers taxes, frais et autres charges. La GSMA recommande en conséquence une réduction de la pression fiscale sur le secteur pour encourager l’investissement, notamment dans l’amélioration de leurs réseaux pour offrir un meilleur service data mobile.

Seulement 26% d’abonnés à la data mobile dans la région subsaharienne

D’ailleurs en 2016, les opérateurs ont investi pas moins de 37 milliards de dollars au cours des 5 dernières années dans les réseaux, en grande partie pour déployer de nouveaux réseaux haut débit mobile 3G/4G. Ces investissements ont contribué à faire progresser à 33% en 2016 la part du haut débit dans l’accès internet sur mobile dans la région (accès internet mobile utilisé par 270 millions de personnes). Cela reste certes encore trop faible. Mais d’ici 3 ans (2020), la part du haut débit dans l’internet mobile pourrait atteindre 60% selon les prévisions de la GSMA. Cependant, le coût d’accès reste encore trop élevé. L’organisme londonien note par exemple que le coût total de possession d’un terminal mobile (achat du terminal + consommation de 500 Mo de data par mois) représente en moyenne 10% des revenus mensuels. C’est un niveau trop élevé, note la GSMA, par rapport au seuil de 5% recommandé par la commission du haut débit de l’ONU. Le même constat avait déjà été fait par l’UIT fin 2016.

Le mobile contribue à l’inclusion numérique et financière

Dans son rapport, la GSMA relève également que l’industrie mobile contribue à l’inclusion numérique et financière en Afrique subsaharienne. L’organisme note que des dizaines de millions de personnes dans la région ont désormais accès à des services financiers via le mobile money. Il estime à 280 millions le nombre de comptes de ce type qui sont opérationnels.

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