Discop Abidjan 2017 : audiovisuel et numérique

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Cette semaine, du 30 Mai au 01 Juin s’est tenue la 3è édition de Discop Abidjan, le premier des deux Discop annuels organisés en Afrique par Basic Lead de Parick Zuchowicki. Rendez-vous majeur des professionnels de l’audiovisuel africain, notamment d’Afrique de l’ouest, il a connu une participation en progression d’environ 30% par rapport à 2016. Au plan des ventes de contenus, les organisateurs espèrent également dépasser les 111 millions de dollars de transactions conclues en 2016. Patrick Zuchowicki, dans une interview à Africatv (une web TV ivoirienne), rappelle d’ailleurs que « l’enjeu de Discop, c’est bien entendu de tout faire pour que le marché de la production (audiovisuelle) africaine continue à se développer, proposer des opportunités de distribution » .

Outre le volet marché du contenu audiovisuel, Discop est également une occasion pour les professionnels du secteur d’échanger sur divers sujets impactant directement leurs activités. Et pour cette édition 2017 de Discop Abidjan, c’est le numérique qui fut le thème principal autour duquel les divers acteurs de l’écosystème ont échangé. Bernard Azria (Côte Ouest) a par exemple lancé un appel aux telcos opérant en Afrique, qui sont désormais et de facto parties prenantes de l’écosystème du contenu audiovisuel en regard de l’importance croissante de la consommation de la vidéo sur mobile par exemple. Selon le CEO du groupe ivoirien de production et de distribution de programmes TV, les telcos doivent par conséquent davantage contribuer à financer l’écosystème, notamment soutenir les producteurs et éditeurs de contenus. Pour sa part, Claire Soustiel (iROKO+) évoque entre autres, le gain en interactivité avec les abonnés du service SVOD commercialisé par Canal+ : « Le numérique nous permet d’avoir une forme de dématérialisation de nos contenus et une forme d’immédiateté, c’est-à-dire qu’aujourd’hui nous avons un rapport quasiment direct à nos clients finaux, avec lesquels nous échangeons extrêmement régulièrement. Cela fait une différence avec la TV où il y a parfois plus d’intermédiaires. … Par exemple sur Facebook, nos clients nous demandent plus d’épisodes de telle série ou plus de films. Cela nous permet d’adapter sans cesse la programmation et donc l’acquisition qui va avec » (*). Quant à Fabrice Sawegnon (Voodoo), il pense que la clé est avant tout dans la qualité du contenu, car sans une offre de contenus attractifs, il sera difficile de monétiser.

(*) : propos extraits d’une interview accordée à Afrikatv

Crédit photo : Twitter/@RTIDISTRIBUTION

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