Excaf se retrouve de nouveau pointé du doigt

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Ce n’est pas la première fois, et ce ne sera certainement pas la dernière, les ayants droit se laissant de moins en moins faire. Ce jeudi, le distributeur sénégalais de bouquets TV Excaf est à nouveau accusé de piratage. Deux éditeurs, RTI et Euronews l’ont expressément sommé de suspendre de façon définitive la reprise de leur signal au sein de ses bouquets, sous peine d’engager des procédures plus dommageables.

Voilà qui vient relancer l’éternel sujet de la distribution non autorisée de chaînes et plus globalement du piratage, sujet d’ailleurs évoqué lors de la table ronde consacrée au financement des contenus lors de Discop Abidjan 2017. Lors de l’édition 2016 de l’événement organisé par Basic Lead, une table ronde lui était également dédiée et conduite par Séverine Laurent (Afrikakom). Communément désignés sous le terme arraignée, ces opérateurs sévissent particulièrement au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Cameroun, les plus importants marchés TV en Afrique subsaharienne francophone. Sur le deuxième marché cité, Canal+ estime par exemple à 1 million le nombre de foyers consommant de façon illicite ses programmes, soit quasiment le double de son parc d’abonnés légaux sur ce marché. Le groupe audiovisuel français, filiale de Vivendi, est d’ailleurs en pointe de la lutte contre ces pratiques. Il ne ménage pas ses efforts pour décourager les distributeurs reprenant illégalement le signal de ses chaînes. Et ça paie ! En Juin et Juillet 2016, il a réussi à faire signer des accords à des opérateurs au Cameroun (Creolink, TNT Africa, TV+) et au Sénégal (Dntv).

 

Crédit photo : Visualhunt/Nat That Crazy Cat

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