Pas de Coupe du monde 2018 pour les diffuseurs publics subsahariens

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Les diffuseurs publics africains étaient en lice, à travers l’UAR (Union Africaine de Radiodiffusion), pour l’acquisition des droits TV des compétions 2017 & 2018 de la FIFA, dont la Coupe du monde 2018. Et selon le communiqué publié Jeudi dernier par l’instance mondiale du football, la proposition de l’UAR n’a pas été retenue. Les groupes audiovisuels publics africains, à l’exception de la SABC en Afrique du sud, se retrouvent de fait privés de la prochaine Coupe du monde en Russie et de toutes les compétitions FIFA entre 2017 et 2018, à moins d’acquérir des sous-droits FTA auprès de Econet, notamment les chaînes publiques subsahariennes. Car oui, le trublion du paysage audiovisuel subsaharien fait bien partie des nouveaux détenteurs des droits TV des compétitions FIFA pour les deux années. Le groupe de Strive Masiyiwa confirme à nouveau, s’il en est encore besoin, qu’il faudra désormais compter avec lui en ce qui concerne les droits TV de tous les événements sportifs majeurs.

Econet, Canal+, StarTimes, SuperSport, SABC

Selon le communiqué de la fédération mondiale de foot, le groupe sud-africain opérant Kwesé TV est le détenteur exclusif des droits FTA de l’ensemble de ses compétitions 2017 – 2018 sur la zone subsaharienne à l’exception de l’Afrique du sud, territoire pour lequel les droits FTA ont été attribués au groupe audiovisuel public local, la SABC. Le groupe de Strive Masiyiwa obtient également les droits pour une exploitation pay TV de l’ensemble des compétitions en Afrique subsaharienne à l’exception de l’Afrique du sud. Sur le territoire sud-africain, les droits pay TV ont été attribués à SuperSport opéré par Naspers. Cette autre marque audiovisuelle sud-africaine, détenue par le plus important groupe média en Afrique, partage avec Econet l’exploitation pay TV de l’ensemble des compétitions sur les autres territoires subsahariens. Le chinois StarTimes s’est lui aussi vu attribuer les droits d’exploitation pay TV en Afrique subsaharienne (à l’exclusion de l’Afrique du sud) des compétitions FIFA sauf la Coupe des Confédérations 2017. Quant au diffuseur français Canal+, il obtient l’exploitation pay TV en Afrique subsaharienne (à l’exclusion de l’Afrique du sud et du Nigéria) du seul et principal événement sur la période, la Coupe du monde 2018.

Pour le Maghreb, le ou les adjudicataires des droits ne sont pas encore connus à date. Mais BeIN est sur les rangs et bien positionné comme d’habitude. Le groupe qatari a déjà enlevé les droits FIFA en France et y diffusera l’ensemble des matchs des Coupes du monde 2018 et 2022 sur ses antennes. TF1 y diffusera en FTA certains matchs.

Pour rappel, certains diffuseurs publics africains ont déjà un partenariat avec Econet dans le cadre d’une diffusion en FTA sur leurs antennes de contenus sport. Cela devrait donc leur faciliter l’accès aux compétitions FIFA acquises par le trublion sud-africain.

Détails des compétitions FIFA dont les droits viennent d’être attribués en Afrique : Coupe du monde U-20 2017, Coupe du monde U-17 2017, Coupe du monde Beach Soccer 2017, Coupe des confédérations 2017, Coupe du monde féminine U-20 2018, Coupe du monde féminine U-17 2018, Coupe du monde FIFA 2018

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2 Thoughts to “Pas de Coupe du monde 2018 pour les diffuseurs publics subsahariens”

  1. […] le cas particulier de la coupe du monde, c’est surtout l’UAR représentant les diffuseurs publics subsahariens qui a fait les frais de la boulimie du groupe […]

  2. […] droits majeurs à MultiChoice, StarTimes et Canal+. Dans le cas particulier de la coupe du monde, c’est surtout l’UAR représentant les diffuseurs publics subsahariens qui a fait les frais de la boulimie du groupe […]

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